Gaz nobles
Les gaz nobles ferment la colonne 18. Leur couche externe est saturée (ns² np⁶, sauf He en 1s²), ce qui leur confère une inertie chimique quasi absolue — longtemps considérés comme non-réactifs.
Hélium, néon, argon, krypton, xénon, radon et (synthétique) oganesson. Leur inertie provient de leur configuration fermée. On n'a découvert des composés de gaz nobles qu'à partir des années 1960 (XePtF₆, puis divers fluorures et oxyfluorures de xénon), ce qui a bouleversé la chimie.
L'argon est le gaz noble le plus abondant dans l'atmosphère (~0.93 %) et le plus utilisé industriellement : soudage inerte, ampoules à incandescence, cryogénie. L'hélium est précieux mais rare : refroidissement des aimants supraconducteurs (IRM, LHC), ballons-sondes, plongée profonde.
Le radon, radioactif, s'accumule dans les caves mal ventilées et constitue un risque sanitaire dans certaines régions géologiques. L'oganesson, synthétisé en 2002, ne serait pas un gaz à température ambiante selon les calculs relativistes.